Déclaration

En ces temps où plus personne n’a confiance, où les uns et les autres se replient sur eux-mêmes pour se protéger de l’autre, où les gens se résignent à leur sort, pouvons-nous rester désabusés encore longtemps ?

Ne rien faire, c’est être indifférent à l’avenir. L’indifférence est ce poids mort de notre histoire. Elle est le fer qui nous enchaîne.  En ce début de 21ième siècle, elle continue à faire son travail doucement, mais sûrement. L’indifférence est la fatalité ; elle est ce sur quoi on ne peut pas compter. Elle est cette matière brute, rebelle à l’intelligence qu’elle étouffe. La fatalité qui domine notre histoire n’est pas autre chose que l’apparence illusoire de cette indifférence.

Ce qui arrive, n’arrive pas tant parce que quelques-uns veulent que cela arrive, mais parce que la masse des hommes et des femmes renonce devant leur volonté, laisse faire, laisse promulguer des lois que seule la révolte pourra changer, laisse accéder au pouvoir des individus que seule une mutinerie fera capotée.

L’histoire n’est au fond qu’un événement naturel, une éruption, un cyclone dont nous tous serions les victimes, entre celui qui l’a voulu et qui ne l’a pas voulu, entre ceux qui connaissaient et ceux qui ne savaient pas. Entre ceux qui ont agi et celui qui est restait indifférent. Et c’est souvent ce dernier qui se met en colère. Il voudrait ne pas en assumer les conséquences, pour apparaître comme celui qui n’a pas voulu et ainsi ne pas être responsable. Ce sont ceux-là qui pleurnichent ou qui jurent, mais aucun ou presque ne se demande : et si j’avais fait moi aussi mon devoir ? Si j’avais essayé de faire valoir ma volonté, serait-il arrivé ce qui est en train d’arriver ?

Il ne peut exister d’un côté des hommes et de l’autre des étrangers à la cité.

« Vivre signifie être partisans ». Celui qui vit, inévitablement ne peut qu’être citoyen et prendre parti.

À l’approche des élections municipales, dans ce système où la corruption gangrène chaque jour un peu plus nos vies, nous avons le choix.

Votez pour ?

Voter pour qui, alors que depuis des années les mêmes candidats ne savent poser que des mots quand nous attendons d’eux des actes.

Voter pourquoi, lorsque l’on sait que devant nos situations de vie qui se dégradent, les mêmes élus Déclarationrestent indifférents.

Le vote est dit-on personnel. Une affaire d’âme et de conscience. Notre âme ne supporte plus d’être indifférente, notre conscience nous sommes d’agir. Alors, nous avons choisi de vivre, de prendre parti, d’être des citoyens. Nous avançons désormais dans la vie accompagnée de cette famille qui aspire tout simplement à vivre, dans la dignité. En 2020 notre bulletin ne sera plus indifférent. Nous voterons pour nous, nous voterons pour vivre.

Nous sommes candidats aux élections municipales de mars prochain au Tampon. Vot’ po zot !

 

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